• La passe en suspension par Scott Koskie

    Oct 24, 2011

    Jump Setting by Scott Koskie

    La passe en suspension par Scott Koskie, entraîneur adjoint de l’équipe nationale féminine senior

    La passe en suspension est un moyen très efficace d’accélérer l’attaque et d’être moins prévisible. Comme la plupart des techniques dans notre sport, lorsqu’elles sont bien exécutées, elles semblent réalisées sans effort. Mais arriver à ce niveau d’exécution prend de nombreuses heures d’entraînement et des milliers de répétitions. Il y a plusieurs composantes qui font un bon passeur en suspension, voire un passeur tout court. Bien qu’elles soient toutes importantes, je vais me pencher sur deux d’entre elles pour l’instant.

    1) Jeu de jambes rapide : qu’il soit au sol ou dans les airs, le passeur doit systématiquement se rendre au ballon dans une position équilibrée. C’est d’autant plus important en suspension parce qu’il faut quitter le sol dans une position équilibrée et contrôlée. Dans une situation idéale, le passeur saute et atteint le ballon à son point le plus haut en dérivant le moins possible vers l’avant, l’arrière ou le côté. C’est ce que vous devriez viser non seulement sur une passe parfaite, mais sur tout ballon à l’intérieur de la ligne de trois mètres. Lorsque le saut est constant, le contact et le lâcher du ballon le sont aussi, ce qui permet au frappeur d’anticiper plus facilement le moment auquel le ballon sera lâché.

    2) Force du tronc : aussitôt que vous quittez le sol, vous avez besoin d’un tronc solide afin de pouvoir conserver un bon contrôle de votre corps et générer de la puissance dans les airs. Comme vous le feriez avant un squat, assurez-vous de serrer vos abdos légèrement avant de quitter le sol. Plus vous maîtrisez votre corps, plus vous pouvez être précis.

    Selon moi, la passe en suspension devrait compter parmi les outils du passeur, mais ne devrait pas nécessairement être utilisée tout le temps, ni à tout prix. Rappelez-vous qu’en tant que passeur, votre  priorité est de livrer à vos attaquants un ballon qu’ils pourront attaquer. Aux Jeux panaméricains à Guadalajara, d’où je vous écris, quatre ou cinq des meilleurs passeurs font la majorité de leurs passes au sol, même lorsqu’ils passent au centre, sautant seulement lorsque vraiment nécessaire.